
La Turquie a atteint les demi-finales de l’Euro 2024 — son meilleur résultat dans un grand tournoi international depuis 2002, quand elle avait fini troisième de la Coupe du monde. Cette campagne 2024 a produit l’une des performances les plus remarquées du tournoi en quart de finale contre les Pays-Bas, où elle menait avant de finalement perdre 2-1. Le résultat ne reflétait pas le football. La capacité turque à rivaliser avec l’élite européenne sur 90 minutes a depuis été réévaluée à la hausse.
Mais les États-Unis arrivent dans ce troisième match de groupe ayant déjà assuré leur qualification. La question est de savoir s’ils gèrent l’occasion — tournant soigneusement, préservant leur forme physique — ou s’ils poussent pour la première place du groupe.
Turquie
Hakan Çalhanolu a été le pivot du football turc le plus efficace depuis trois ans — sa conduite de balle depuis les positions profondes, sa panoplie de passes et sa capacité à frapper de loin font de lui le joueur le plus dangereux de Turquie depuis le milieu. Arda Güler est apparu comme le joueur techniquement le plus doublé de ce groupe turc, et ses performances pour le Real Madrid ont démontré une capacité à produire dans les moments de pression. Le mouvement de Kerem Aktürkoğlu depuis les aïles fournit la menace en contre-attaque qui rend la Turquie dangereuse quand elle cède la possession et la récupère rapidement.
Alignement prévu (4-3-3) : Çakır; Müldür, Demiral, Söyüncü, Kadioglu; Çalhanolu, Özcan, Yüksek; Güler, Aktürkoğlu, Karaman
États-Unis
Gregg Berhalter — ou son successeur — va tourner avec un œil sur les huitièmes de finale. Tyler Adams peut être mis au repos; un milieu plus jeune le remplace. Ricardo Pepi maintient sa place — le momentum et la confiance comptent pour un attaquant lancé dans le tournoi. Christian Pulisic joue quoi qu’il arrive : c’est le joueur autour duquel le reste du groupe fonctionne, et son implication a un poids qui dépasse les statistiques. Les États-Unis doivent se méfier de la transition turque — Güler et Aktürkoğlu en contre, avec Çalhanolu poussant de profond, est une menace spécifique qu’un milieu américain déstabilisé aura du mal à contenir.
Alignement prévu (4-3-3) : Turner; Dest, Richards, Zimmermann, Robinson; McKennie, Musah, Reyna; Weah, Pepi, Pulisic
Comparaison des cotes
| Site de paris | Turquie | Match nul | États-Unis |
|---|---|---|---|
| Bet365 | 3,80 | 3,40 | 2,10 |
| Betway | 3,78 | 3,38 | 2,09 |
| Tonybet | 3,80 | 3,40 | 2,10 |
| Betovo | 3,70 | 3,30 | 2,05 |
| Marché | Meilleures cotes |
|---|---|
| Plus de 2,5 buts | 2,20 |
| Moins de 2,5 buts | 1,72 |
| Les deux équipes marquent — Oui | 2,40 |
| Les deux équipes marquent — Non | 1,60 |
Notre pronostic
Ce match est génuinement compétitif. La qualité turque dans le dernier tiers — Güler créant depuis la droite, Çalhanolu arrivant tard — contre un milieu américain partiellement tourné crée les conditions pour un but turc. Le contre-pressing américain, quand il est pleinement coordonné, peut gérer la menace de transition turque. Mais la rotation réduit cette coordination.
Le match nul est envisageable. Les États-Unis gagnent ce match plus souvent qu’ils ne le perdent — la qualité individuelle de Pulisic est le facteur décisif dans les matchs aussi serrés — mais la marge est faible.
La Turquie peut-elle reproduire la performance de l’Euro 2024 contre les Pays-Bas sur cette scène? Elle en a le potentiel. C’est tout l’intérêt de cette rencontre.
Pronostic : États-Unis 1-1 Turquie. Le match nul à 3,35-3,40 représente la meilleure valeur compte tenu du contexte de rotation des deux côtés.
Cotes en vigueur au moment de la rédaction et sujettes à modification. Pariez de façon responsable. 18+ au Québec, 19+ dans les autres provinces.

Marc Dufresne a grandi entre Montréal et Lyon, ce qui lui a valu deux passeports, un avis sur chaque arbitre et aucune patience pour les équipes qui jouent le résultat. Il a passé quinze ans à écrire des analyses de matchs pour des hebdomadaires sportifs français avant de basculer vers les pronostics, où il a constaté que les chiffres confirmaient souvent ce qu’il soupçonnait déjà. Ses articles ignorent l’angle évident et arrivent ailleurs, là où ça devient intéressant. Il a couvert quatre Coupes du Monde. Il soutient encore que la finale de 2010 s’est terminée du mauvais côté.



